Aline tient le blog TheBBoost une petite mine d’or pour tous les entrepreneurs qui veulent se lancer et vivre de leur activité (toujours avec fun et humour !). Elle nous raconte son parcours et son désamour pour le salariat.

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Raconte nous un peu ton parcours…

Après le bac j’ai fait une première licence en production audiovisuelle (l’art de préparer, gérer, organiser les tournages dans le cinéma, la TV ou la pub). J’ai ensuite enchaîné sur une deuxième licence en marketing mais j’ai arrêté au bout d’un an car je ne supportais plus d’avoir les fesses sur une chaise à l’école. 


J’ai donc décidé d’arrêter les études et je suis partie vivre un an à NYC (mon rêve de petite fille). Là-bas j’ai travaillé par hasard pour un magazine de mode où j’ai appris mon métier actuel : la retouche photo


De retour en France j’ai décidé de me mettre à mon compte (après un rapide passage comme caissière à Monoprix pour mettre des sous de côté) … Et ça c’était il y a 4 ans. 

Comment est née ton envie d’indépendance ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être à la tête de mon entreprise. Avoir ma propre entreprise. Petite, je vouais un véritable culte à Miranda Priestly ! Je voulais être comme elle : déambuler en talons hauts dans mes bureaux ! 

Tu as déjà été salarié, quelles étaient pour toi les points négatifs et les points positifs ?

J’ai été salariée 2 fois : 

  • Une première fois caissière à monoprix pendant 6 mois pour mettre de l’argent de côté avant de lancer mon business
  • Une deuxième fois en 2018, un de mes clients m’a fait une proposition d’embauche … C’était un super poste mais j’ai pas tenu plus de 4 mois


Elle est compliquée cette question de salariat ! Je pense que dans la vie, il y a des gens qui supportent bien la foule et d’autres qui sont agoraphobes, des gens qui aiment le chocolat et d’autres qui détestent…

Le salariat c’est un peu pareil. En ce qui me concerne, je ne supporte pas la routine du salariat, les discussions autour de la machine à café, demander un RTT pour un simple rendez-vous médical et devoir rendre des comptes à une hiérarchie.

J’ai eu la chance dans mes 2 tentatives de salariat de tomber à chaque fois sur des équipes en or et des collègues exceptionnels. C’est le bon côté que j’en retire (et ce qui explique que je ne suis pas partie en courant au bout de 24h).

Quel est ton moteur au quotidien dans ta vie d’entrepreneur ?


Je crois que c’est la liberté incroyable que j’ai, de gérer ma vie comme je l’entends. C’est la valeur à laquelle je suis la plus attachée (et la raison pour laquelle le salariat et moi, on ne sera jamais copain)

Quelles difficultés rencontres-tu/ou as-tu rencontrées au démarrage de ton activité ?


Alors c’est drôle, mais je n’ai jamais rien vécu comme une « difficulté ». Au tout début quand je me suis lancée, je ne savais pas trop où ça allé me mener alors j’ai suivi le cours de choses sans me poser trop de questions.

Et ensuite lorsque j’ai commencé à me fixer de vrais objectifs, si je sentais que ça « coinçait » à un moment, j’essayais de trouver une autre solution de parvenir au résultat que je voulais. 

J’ai toujours vu les difficultés comme des challenges à relever (ou à contourner dans certains cas !) du coup face à une situation compliquée, je ne m’acharne jamais longtemps et je trouve une autre solution !

A ton avis, sommes-nous une génération d’entrepreneurs ?


Oh que oui !
Et c’est encore plus vrai de la génération des débuts 2000 car pour la première fois on peut se former entièrement en ligne de manière indépendante, monter des projets, échouer, recommencer, faire du trading en pyjama depuis sa chambre, lancer une agence de consultation digitale à 16 ans depuis son téléphone … Tout est possible pour qui a la détermination de monter un vrai projet

En plus, notre génération commence à avoir envie de « plus » qu’une simple routine métro-boulot-dodo payée au SMIC. On a envie de voyages, de libertés, de trouver un sens à tout ça et d’apporter notre petite pierre à l’édifice. Et l’entrepreneuriat permet tout ça. 

Est-ce que tu t’imagines redevenir salarié un jour ?

Alors y paraît qu’il ne faut jamais dire jamais… Mais en tout cas dans mon esprit actuel ce n’est pas du tout à l’ordre du jour ! 

Je gagne mieux ma vie en freelance, avec en plus la liberté, le bonheur et l’épanouissement que ça m’apporte. Actuellement, je n’aurais aucun intérêt à redevenir salariée. Et en plus je crois bien que je suis devenue inemployable !

Aujourd’hui, te sens-tu à ta place ?

À 2000%.

Je suis une grande, grande fan de la loi de l’Attraction et de la théorie de « tout arrive pour une raison ». Et je peux te certifier que quand tu es sur la bonne voie, suffisamment ouverte au monde qui t’entoure, alors tout se débloque presque comme par magie et des opportunités de malade se présentent, pile-poil en accord avec tes objectifs. 

Un conseil pour ceux qui hésitent entre entrepreneuriat et salariat ?

De se poser la question suivante : est-ce que j’hésite parce que j’ai peur ? Ou est-ce que j’hésite parce que je ne sais pas si ça va me plaire ? 

Je pense que l’esprit entrepreneur c’est un vrai trait de caractère que tout le monde n’a pas (comme tout le monde n’aime pas le chocolat blanc). Et se lancer dans l’entrepreneuriat si on n’est pas convaincus, jusqu’au fin fond de ses tripes, que c’est ce pour quoi on est faits, c’est une mission impossible. 

Il ne faut pas se lancer dans l’entrepreneuriat « parce qu’on veut faire ce qu’on veut de ses journées ». Il faut se lancer parce qu’on sent que c’est la seule solution qui nous rendra heureux et qu’on est faits pour ça. 

On ne va pas se mentir. Être entrepreneur, c’est dur. On ne peut compter sur personne à part soi-même. Fini la sécurité du salariat, et l’Etat-maman qui prend soin de nous et de tous nos petits problèmes. On vit dans l’incertitude de ce qu’on gagne chaque mois, et avec toujours dans un coin de la tête que du jour au lendemain, tout peut s’arrêter. Il faut être prêt à ça et en avoir envie tout de même, sinon c’est quelque chose qui nous ronge. 

D’où la question : est-ce que vous hésitez parce que vous sentez que vous êtes faits pour ça, mais que vous avez juste peur ? Auquel cas lancez-vous. Ou, est-ce que vous hésitez parce que vous n’êtes pas sûr que c’est une bonne solution pour vous et que les aspects négatifs vous font rechigner ? Auquel cas réfléchissez vraiment avant de tenter l’aventure.

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Tu peux retrouver Aline sur Instagram, Facebook et bien sûr directement sur son blog !

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