Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec toi un peu de mon expérience. Je commence à avoir une communauté sur Instagram, dont tu fais sûrement partie (ou peut-être pas encore). Le temps est donc venu pour moi, d’écrire un article plus personnel que ce que j’ai l’habitude de te proposer.

Avant de tenir ce blog, je suis passée par des millions d’étapes différentes. Le but de cet article ce n’est pas de parler de moi et d’en faire un roman. Non (et puis entre nous, ce serait franchement chiant).

Ce que j’aimerais, c’est que tu comprennes, voire, que tu te te reconnaisses dans mon parcours. Parce que je ne suis pas un cas isolé. Je suis comme tout le monde.

Et si je commençais, par le commencement ?

Aujourd’hui, je n’en reviens pas moi-même, je suis parfois citée dans les blogs à suivre, ou encore, certains abonnés m’identifient comme un compte influent. Ça me fait vraiment plaisir. Professionnellement, on me recommande pour animer des ateliers LinkedIn, d’intervenir dans des écoles… Quoi de plus gratifiant ?

Mais crois-moi, je reviens de loin, très loin.

Je vais te parler, en toute transparence, de mes échecs, même les plus vieux. Ils ont contribué à me faire devenir ce que je suis, alors ils comptent tous autant les uns que les autres.

Après la 3ème, aucun établissement ne voulait de moi.

Je ne rentrerais pas dans les détails, mais j’ai eu une adolescence compliquée (comme beaucoup).

C’est dommage, parce que c’est à cet âge là, qu’on construit les bases de notre vie ! Ce qui est encore plus con (disons le franchement), c’est que les adultes n’essaient pas toujours de comprendre. Pourtant, ils sont à cette période de notre vie, notre seule et unique bouée de sauvetage !

En bref, mes parents étaient très présents (comme ils le sont toujours), mais le système scolaire lui… m’avait complètement laissée tombé !

J’avais déjà un avenir tout tracé : raté. J’ai dû ramer un peu plus que les autres pour prouver que j’étais légitime, que j’étais capable.

À la fin de ma troisième, malgré une moyenne de 11 (pas fou-fou, mais pas super non plus), on m’a refusé le droit d’entrer en filière générale. J’ai donc été contrainte de choisir 3 filières professionnelles. Aujourd’hui, le système de sélection n’a pas franchement changé et ce sont des ordinateurs qui choisissent à la place des élèves.

Je me suis donc retrouvée sans établissement scolaire, à 15 ans. Franchement, qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire de ma vie ?

Une chose en entraînant une autre, j’ai finalement trouvé un établissement qui voulait de moi, malheureusement, dans une filière qui ne faisait pas vraiment briller d’étoiles dans mes yeux..

J’ai fini par obtenir mon BEP Comptabilité avec mention, puis mon Bac pro avec mention, puis mon BTS en école de commerce, puis ma licence dernièrement.

Comme je te l’ai dit, je reviens de loin.

Ce qu’il faut retenir ?

Peu importe le chemin que tu emprunteras, ni le temps que ça prendra, l’essentiel, c’est d’arriver au bout.

Ne laisse personne te dire que tu n’es pas capable. Ces gens là finiront par récupérer la monnaie de leur pièce, pendant que toi, tu te pavaneras d’avoir prouvé le contraire.

J’ai été virée en période d’essai


Je te rassure, je n’ai pas agressé mes chefs, lol.

En période d’essai, le salarié est fragile et facilement jetable. J’en ai donc fait l’expérience (constructive !).

C’était il y a 7 ans (déjà), je sortais du Bac et j’avais une année à tirer, puisque je n’avais pas trouvé d’employeur pour effectuer mon alternance (malgré des recherches acharnées). J’ai donc travaillé chez Mc Do. 2 mois.

Ici, je ne vais te parler que de cette expérience. J’ai retrouvé 2 jobs ensuite, qui, cumulés, comptabilisaient un temps complet. Ils m’ont permis de traverser cette année désertique et de me forger mes premières expériences pro.

J’ai été salement virée, quasi du jour au lendemain, sans explications.

Un jour, alors que j’entamais le service du soir, j’ai été convié par une partie de ma direction. Ils m’ont fait part de leur mécontentement (sorti de nulle-part). Ils m’ont dit que ma période d’essai expirait quelques jours plus tard et que, par conséquent, si je ne m’améliorais pas, je ne resterais pas.

En revanche, si je faisais “semblant” de m’améliorer et si mon “moi habituel” faisait son come-back, une fois la période d’essai expirée, ils se chargeraient de m’en faire baver.

Oui, cette direction m’a clairement dit qu’ils seraient odieux avec moi, jusqu’à ce que je prenne le chemin de la sortie (bon au moins, c’est clair, mais c’est illégal, par contre).

Oui, c’est inadmissible.

Je me souviens comme si c’était hier, avoir dit : “Donc vous êtes en train de me dire, que si je passe la période d’essai, vous allez jouer à me pourrir la vie ? Entre vous et moi, demain si je vais aux prud’hommes, vous savez très bien qui gagnera”. Pas la langue dans sa poche celle-là ! xD

J’ai alors terminé mon service et ne suis plus jamais revenue.

Évidemment, je n’ai jamais saisi les prud’hommes, et je ne comptais de toute façon pas le faire. Je précise que ceci n’est pas un exemple, ce n’est pas à reproduire.

Toujours est-il que je l’ai pris pour un échec, qui est longtemps resté amère.

Ce qu’il faut retenir ?

  • Ne te laisse pas piétiner sous prétexte que tu es nouveau, jeune, ou inexpérimenté. Il faut savoir dire non, se fixer des limites et ne pas tout accepter sous prétexte que ton interlocuteur a plus de pouvoir que toi.

  • Même si ça n’a pas eu de répercussions, il est totalement inutile de gaspiller son énergie comme je l’ai fait, et encore moins recommandé de parler de cette manière à son employeur. Donc, ne surtout pas réagir à chaud. Cette expérience m’a servi de leçon, ce n’était pas correct (même s’ils n’ont pas été correct envers moi, il ne faut jamais être plus con !)

  • Après cette expérience, j’ai redoublé d’efforts et de vigilance durant toutes mes périodes d’essai – j’avoue que ça m’avait rendue complètement parano, car je n’ai jamais eu d’explication claire et explicite de la part de Mc Do -. Fais donc attention pendant ta période d’essai !

Je ne vais pas parler ici de tous mes échecs et de toutes mes erreurs, là on pourrait vraiment écrire une encyclopédie ! Mais l’idée à retenir, c’est que nos échecs nous apprennent énormément, ils nous font grandir. Bien sûr, j’aurais pu m’en passer, mais la machine à remonter le temps n’existe pas ! Ceci dit, je ne suis pas de ceux qui te diront “Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends” même si c’est Mandela qui l’a dit ! (dédicace à toi Aline mdr).

Un échec, une erreur, ça ne fait jamais plaisir mais c’est avec le temps et le recul, qu’on en voit les bienfaits.