Jean-julien Souques, créateur de Check In Gym, mais aussi, fondateur de Mon Entreprise Bouge, nous parle de son parcours et des qualités à avoir pour entreprendre.

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Bonjour Jean-Julien, raconte nous un peu ton parcours…

Pour les études ça va aller très vite ! J’ai eu beaucoup de mal avec le scolaire et après un BAC ES et une année en fac de sport, je suis entré dans la vie active.

J’ai commencé en tant que Moniteur de sport dans l’Armée de l’Air. J’ai toujours souhaité donner des cours de sport et avec l’armée, c’était l’occasion d’apprendre un véritable métier, dans d’excellentes conditions d’accompagnement.

Suite à deux blessures, j’ai du quitter l’institution et entamer ma reconversion en 2011. Je trouve une entreprise à Toulouse qui accepte de m’accompagner. Je leur propose naturellement d’intégrer le sport dans les activités pour les salariés. C’est accepté.

En parallèle, je me forme dans le domaine de la prévention des risques au travail et je deviens formateur PRAP (Prévention des Risques liés à l’Activité Physique en entreprise) en 2014.

En 2016, j’ai besoin de changer d’air et je commence à poser sur le papier un projet de création de structure que j’ai depuis longtemps en tête. Je passe mes soirées et quelques nuits à réfléchir aux produits que je pourrais proposer, à trouver un nom au concept, à faire le site web… Je crée la structure en Janvier 2017.

En Avril, Check In Gym donne son premier cours de sport en plein air et en Juin, je quitte mon emploi pour me consacrer exclusivement à cette nouvelle activité.

Comment est née ton envie d’entreprendre ?

Je crois que c’est dans mes gènes. Je me suis toujours imaginé gérer ma société. Il n’y a pas eu de véritable déclic, comme une évidence.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans ton activité ?

Le plus important pour moi c’est de maitriser pleinement ce que je fais et de donner le meilleur à mes clients. C’est très valorisant de l’entendre (ça flatte l’égo) et c’est le meilleur moyen de faire de nouvelles missions, via la recommandation.

Aujourd’hui, si tu avais pu faire les choses autrement aurais-tu fais quelque chose différemment ?

Oui, je ne serais pas directement parti en société. La première année, sans trésorerie, ça coute cher ! A refaire, je testerais mon marché sous un statut d’auto-entrepreneur..

Quelles difficultés rencontres-tu dans ta vie d’entrepreneur ?

J’ai du changer complètement de cap fin 2017. Ma première idée n’a pas rencontré le succès attendu et j’ai fait appel à un coach pour un accompagnement stratégique.

Ça m’a permis de rebondir à temps et de m’épanouir aujourd’hui pleinement. Ces quelques centaines d’euros (que j’aurais dû provisionner plus tôt) m’ont permis de connaitre un coach génial et de proposer actuellement des produits qui répondent à de vrais attentes clients.

Qui sont tes clients ? Travailles-tu en partenariat avec d’autres structures ?

J’ai deux activités et pour chacune d’elle, des cibles différentes.

La première est exclusivement BtoB, avec Mon Entreprise Bouge. Je suis formateur en prévention des risques physiques (sédentarité et Troubles Musculosquelettiques) et mes clients sont des entreprises de toutes tailles. Mon axe principal étant la sédentarité, je prospecte le secteur tertiaire et les administrations publiques.

En seconde activité, et sur la période printemps-été, j’organise des évènements de cohésion d’équipe. Je remets mon treillis et anime une activité qui s’appelle le Bootcamp. C’est un parcours d’obstacles sur lequel des équipes se challengent. Je fais des enterrement de vie de jeunes filles/garçons, des clubs de sport, des étudiants et des team building d’entreprise. La cible est large !

Je travaille avec plusieurs partenaires, de mon secteur d’activités et de secteurs complémentaires. On se rend service et les mises en relation sont facilitées.

D’après-toi, quels sont les qualités pour réussir lorsqu’on entreprend ?

Anticiper et prévoir sont des forces indispensables pour enclencher la suite.

Beaucoup d’entrepreneurs sont stoppés car trop pressés d’aller à l’essentiel et doivent absorber des charges (financières et autres) qu’ils n’avaient pas prévu…

Ensuite, à mon sens, la clé c’est d’y aller ! En début d’activité, plus on va au contact des autres (entrepreneurs, prospects, partenaires…), plus on peut affiner son produit et sa stratégie et plus les portes s’ouvrent.

Le mot de la fin !

Cette partie, je la laisse à Nelson Mandela : ‘’Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends’’, c’est ma ligne de conduite pour garder la positive attitude !

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Que faut-il retenir de l’expérience de Jean-Julien ?

  • Oser se lancer
  • Prévoir les finances
  • Choisir le statut micro-entreprise au départ
  • Anticiper et prévoir

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