Oui, la génération Y dont nous faisons partie en prend bien pour son grade ! Je sens que cet article ne plaira pas à tout le monde : mais tant pis !

On ne compte plus le nombre d’article qui nous pointent du doigt et les indénombrables livres sur le sujet.

Et c’est pour dire, nous sommes la prochaine grande génération et nos comportements deviendront bientôt, la norme (parce que nous sommes nombreux !).

J’ai d’ailleurs lu ce matin (je m’excuse par avance de ne pas avoir le source) que la génération Z était la seule de l’histoire à avoir comme principal critère, le bien-être au travail avant le salaire. Nous autre, génération Y, mettons en général les deux au même niveau…

Disons-le franchement, nous sommes la génération qui dérange. Nous ne sommes pas très bien perçu et vu que nous ne faisons pas comme nos prédécesseurs… Dès que nous faisons un pas de trop (ou un de moins), on a droit à des réflexions que j’en ai assez d’entendre.

“La génération Y veut tout, tout de suite, sans travailler”

“Ils ne savent pas ce que c’est de bosser pour gagner sa vie et remplir le frigo”

“De toute façon, ils passent leur vie sur internet”

Un article des Echos START se fait un plaisir à démonter tous ces clichés. Je t’invite donc à aller le lire si ça t’intéresse.

Toujours est-il que nous subissons une certaine pression sociale parce que nous ne faisons pas les choses comme avant. Il faut dire que c’est aussi la société dans laquelle nous sommes nés qui nous poussent à faire différemment..

Oui, nous vivons parfois encore chez nos parents à 25 ans

Pourquoi ?

Avant, une fois le Bac en poche, il était plus facile de trouver un travail. Aujourd’hui, tout le monde doit faire des études et le minimum requis n’est plus le Bac, mais plutôt la licence.

Ce n’est pas parce qu’on obtient une licence, qu’on trouve forcément du travail. Alors oui, du travail dans le café du coin ou chez Mc Do, ça devrait pouvoir se trouver. Là, je parle d’un job qualifié et en adéquation avec son diplôme (attention à ne pas déformer mes propos, il n’y a pas de sous-métier !).

Qui se souvient avoir entendu dire “Travaille à l’école et tu pourras faire ce que tu veux dans la vie et gagner de l’argent” …est-ce qu’on peut le dire clairement ? Aujourd’hui cette affirmation n’est plus du tout d’actualité.

Bien sûr, je ne suis pas en train de dire qu’il faut éduquer les enfants en leur disant de ne pas travailler à l’école.. Il va juste falloir trouver d’autres arguments, lol.


Oui, nous ne nous marions plus à 20 ans

À 20 ans, c’est peut-être un peu extrême. On peut dire entre 20 et 25 ans.

Aujourd’hui, à 20 ans, nous sommes encore en train d’étudier et on ne gagne pas un rond ! Et si nous ne sommes plus sur les bancs de l’école, nous sommes en train de chercher du travail ou de passer d’une mission d’intérim à une autre. Pas franchement stable.

Maintenant, à cet âge là, le mariage n’est plus la priorité. Bien sûr, j’en fais une généralité, mais ça n’en est pas une ! Il y a encore des personnes de notre génération qui se marient jeunes, mais ils ne sont pas une majorité. Nous sommes par contre beaucoup plus nombreux à nous marier et à fonder une famille bien plus tard. Ce qui n’était pas le cas auparavant.

Par exemple, prenons une institutrice. Avant, pour exercer ce métier, il suffisait d’avoir le Bac (pour faire court). Aujourd’hui, il faut faire un master (5 ans) et passer un concours (qui peut prendre quelques années à être obtenu). Il est donc évident que, 20 ans et stabilité ne vont pas vraiment de paires en 2019 !

Là, je ne donne pas mon avis sur le fait de faire des études ou non, je remarque simplement le fait, que les temps ont changés et que les exigences ne sont plus les mêmes.

Il faut donc arrêter de comparer des choses, qui ne sont pas comparables.


Oui, nous sommes toujours en CDD à 27 ans

Eh oui ! Notre cher président aura beau nous dire qu’il suffit de traverser la rue pour avoir un job, en ce qui concerne le fait d’avoir un job sur le long terme qui nous permettent de s’émanciper et de se stabiliser, ce n’est pas la même !

La société change. Et ce n’est pas une question de génération cette fois-ci, mais belle et bien une question de contexte. Nous sommes bien obligé de nous adapter.

Il n’y a rien de pire que de dire à quelqu’un qu’il n’est pas là où il est censé en être. J’ai 26 ans et je commence a peine à voir autour de moi quelques amis qui se stabilisent financièrement. Avant, à 26 ans, on était déjà propriétaire, marié avec 2 enfants.

Alors bien sûr, les aspirations changent et évoluent, mais au fond, nous aspirons tous aux mêmes choses !

Le minimum, c’est de pouvoir vivre correctement, manger à sa faim, pouvoir sortir avec ses amis, voyager un peu… Ce n’est pas une partie de plaisir de passer du travail au chômage et du chômage, au travail.

Aujourd’hui c’est un fait qu’on ne peut pas nier. Ce que je viens de décrire ici, c’est le quotidien d’un bon nombres de jeunes de mon âge. Je voulais simplement remettre les pendules à l’heure (mais ça va être compliqué si on repasse à l’heure d’hiver encore cette année).