Aujourd’hui, j’accueille sur le blog Laura fondatrice de Bien Dans Ta Boîte pour un article invité ! Tu pourras aussi la retrouver sur Instagram ou encore sur LinkedIn.

Avant de répondre à cette passionnante question de comment mettre la psychologie positive au service de ta réussite, laisse-moi te replanter le contexte en quelques lignes (rapide, promis).

Quand j’étais moi-même étudiante et que j’ai commencé à mettre quelques orteils dans le monde du travail (via des stages, etc), je n’ai pas été très emballée de ce que j’y ai découvert. Comme toi, sûrement, j’ai passé des stages super chiants à ne rien faire ; j’ai pris des petits boulots pas très ragoutants où l’on me parlait mal, etc. Alors rapidement, l’intuition que j’avais au fond de moi depuis des années est devenue une évidence : peu importe ce que ça me coûte, peu importe les sacrifices que cela me demandera, je bosserai à mon compte. Décision 1 : je veux être en encore avec ce dont j’ai besoin (un max d’autonomie quitte à avoir un max de responsabilités).

J’ai donc décidé de lancer une première boîte malgré des avis désapprobateurs (et non-sollicités) sur ce choix. Décision 2 : je fais des choix pour moi, car ils s’alignent avec ce que je suis et ce que je veux (pas avec ce que les autres sont ou veulent).

Dans le milieu de l’entrepreneuriat, je suis parfois passée (et ça m’arrivera encore) pour un « bisounours » car j’ai toujours soutenu des valeurs auxquelles je crois : Être honnête, être loyale, être reconnaissante, etc. Décision 3 : Ces points là et ma capacité à rester en phase avec eux sont une force pour moi. Après moult choix dont je vais t’épargner lecture, je suis devenue coach pour entrepreneurs, spécialisée en Psychologie Positive.

Mes décisions 1 et 2 sont des décisions de Psychologie Positive (pas que !) : La connaissance et l’acceptation de soi. Ma décision 3 est une autre décision qui s’ancre dans la psychologie positive : Les forces de caractère, les valeurs, être en phase avec, connaître les modalités dans lesquelles on fonctionne le mieux. 

En fait, tout ce topo pour te dire que la psychologie positive peut t’aider dans ta réussite professionnelle et que si j’avais connu ces outils plus tôt, j’aurais peut-être vécu tout ça plus sereinement.

#1 : Pour réussir, il faut bien connaître ses forces

Et oui, ça peut paraître évident mais tu réussiras plus facilement si tu sais où sont tes forces, sur quoi tu peux t’appuyer et comment les mettre au service de ta réussite. Peu importe ton objectif : lancer ta boîte, décrocher le job de tes rêves, te marier, partir seul.e en voyage, élever des lamas, peu importe.

En psychologie positive, la recherche reconnaît 24 forces de caractère réparties en 6 grandes catégories que l’on appelle les vertus :

·     Sagesse et connaissance (forces : créativité, curiosité, ouverture d’esprit, amour de l’apprentissage)

·      Courage (forces : authenticité, bravoure, persistance, enthousiasme)

·      Humanité (forces : gentillesse, amour, intelligence sociale)

·      Justice (forces : impartialité, leadership, citoyenneté)

·      Tempérance (forces : pardon, modestie, prudence, autorégulation)

·      Transcendance (forces : appréciation de la beauté, gratitude, espoir, humour, spiritualité)

Connaître tes forces principales, ça va forcément t’aider dans ta réussite. Ex : si tu sais/estimes que l’amour de l’apprentissage est ta force principale et qu’un jour, ton boss demande qui serait capable d’ingurgiter le pavé de 400 pages pour la fin de la semaine, c’est le moment de répondre présent ! Tu te connais, tu sais que tu peux faire la différence sur ce point, parce que tu aimes apprendre. C’est facile, c’est naturel pour toi.

A l’inverse, si tu sais que travailler en équipe n’est pas ton fort (force de citoyenneté, conjointe à celle de travailler en équipe), peut-être qu’il vaut mieux se diriger vers du travail solitaire où tu seras 10 fois plus efficace pour 10 fois moins d’efforts. Tu vois l’idée ?

#2 : Rome ne s’est pas faite en un jour, pense petits pas !

Un pilier de la psychologie positive, c’est la notion du plus petit pas possible. Dans ta réussite pro, garde toujours cette notion en tête. Tu n’atteindras probablement pas ton objectif en 2 semaines. Décompose-le en plus petits objectifs (objectif distal vs proximal) qui eux, l’un après l’autre, te mèneront jusqu’à ton grand objectif. 

Pose-toi la question tout de suite : Quel est le plus petit pas possible que tu puisses faire dès maintenant en direction de ton objectif ? Même si il te paraît minuscule, c’est un premier pas ! Et il vaut mieux ça que de ne pas avancer du tout.

#3 : Développer l’acceptation, cesser de lutter, s’accepter

Depuis petit, nous apprenons que les émotions négatives ne sont pas normales. Que nous devons les corriger, les modifier, les éviter. Problème : ces émotions « négatives » sont normales et nécessaires. Elles sont des alliés, il faut arrêter de les voir comme des ennemies. La peur te prévient qu’il y a un danger et que tu dois être vigilant. La tristesse te prévient que la perte est imminente. La colère te prévient que quelque chose t’a choqué, etc. 

Développer l’acceptation, cesser de lutter, c’est accepter que tu n’as pas le contrôle sur toutes les situations. C’est arrêter de lutter (et donc de fuir). Attention ! Cela ne signifie pas qu’il faut se résigner ! Mais bien qu’il est nécessaire d’accepter d’abord et d’agir ensuite. Que c’est ok de se sentir mal. C’est ok si tu ne te sens pas bien dans ton boulot. C’est ok si tu te sens perdu, si tu te sens triste ou en colère. On ne peut pas être positif ou au maximum tout le temps !

C’est donc aussi développer l’acceptation de soi. Pour ça, je voudrais te prendre un exemple : dernièrement, une de mes coachées a fait sa séance sur le bilan des forces (cf. point 1). Elle est arrivée en coaching toute déçue car ses forces principales étaient la gratitude et la gentillesse. Pourquoi elle était contrariée tu me diras ? Car pour elle, un entrepreneur doit être dur, froid, intransigeant, etc. Et qu’une personne gentille et reconnaissante, c’est un bisounours. Comme je te l’ai dit dans l’introduction, j’ai parfois eu ces remarques là dans mon travail. Mais laisse-moi te dire que quand on connaît tous les bienfaits de la gratitude sur la santé et le cerveau, ça serait con de s’en priver !

#4 : Pour réussir, concentre-toi sur les solutions

Le dernier pilier dont j’aimerais te parler, c’est l’approche centrée solutions. Difficile de parler de « psy po » comme on dit, sans parler de ça. L’idée que tu dois retenir, pour tout ton quotidien mais également pour ta réussite pro puisque l’on parle de ça, c’est : arrête de regarder tes problèmes et trouve des solutions ! Arrête de te torturer pendant des heures à te demander « pourquoi le problème » et mets ton mindset en mode « comment les solutions ». Je t’assure, ça va te changer la vie ! 😉

Plutôt que de t’acharner à te demander pourquoi ce con de patron te crie dessus ou pourquoi ce con de client ne veut pas te payer, demande :

–       Ai-je vraiment du pouvoir sur cette situation ?

o   Si non, retour au chapitre acceptation

o   Si oui, retour à notre sujet : approche centrée solutions

–       Quelles solutions puis-je trouver ?

o   Quelle est la toute première action, même minime, que je puisse mettre en place ? Retour au chapitre du plus petit pas possible.